Impulse

Le café nuit !

 

La rentrée des classes, c’était lundi et mes angoisses ressurgissent… Oh, n’ayez crainte ! Ce sont de petites angoisses, mais des angoisses tout de même ! Hier, c’était mercredi, jour de répit. Aujourd’hui, jeudi…

« Hé ! M’dame, j’suis trop vénère ! Y’m’a r’gardé dans les yeux !… »

Et oui, c’est l’angoisse de la cour de récré ! Bien sûr, vous me direz que je n’y suis pas. Et vous aurez raison !

Je sais que les enfants ne sont pas toujours faciles et je comprends le calvaire que doit être la surveillance d’une cour de récréation…

« Hé ! M’dame, c’est pas juste !… Y’m’a frôlé, M’dame !… »

Mais même si les enfants sont durs et plus sûrs d’eux, je crois que c’est une raison de plus pour surveiller les cours de récréation !

Bien sûr, on fait confiance aux enfants. Ils sont déjà grands dans leur petite tête. Ils sont capables de différencier le bien du mal. Mais il ne faut quand même pas trop leur en demander, ce ne sont que des enfants. Savent-ils mesurer les dangers ? Connaissent-ils vraiment les limites ?… La tentation est grande souvent, et la ligne jaune tellement fine !

Les enfants aussi ont besoin qu’on leur rappelle de temps en temps qu’il y a une ligne jaune à ne pas dépasser… Et la confiance que l’on a en eux n’exclut pas le contrôle !

Or, au vu de certains incidents, voire quelquefois accidents nécessitant l’intervention du SAMU, on se demande qui « contrôle » ? Où sont donc les « surveillants » pendant la récréation ?…

QUOI ? ! ! ! Ils ont tous rendez-vous avec George Clooney ! ! ? Tous en même temps ? ! !

 

Ah, non… Ouf ! Il y en a deux, là, dans un coin de la cour… Près de la porte d’entrée...

Les deux chanceux du tableau des permanences du jour ne sont pas d’astreinte devant la cafetière. Ils veillent sur nos enfants… Certes, plus absorbés par le sujet du jour, tout en tachant de ne pas se brûler les doigts avec leur tasse de café (quand je pense qu’on a supprimé toute collation pendant la récré pour les enfants… Mais c’est un autre débat !)… Je disais donc, plus absorbés par leur discussion que par la centaine de gosses qui braillent à côté d’eux.

Oui, j’ai bien dit une centaine, et même plus. Puisque dans cette école primaire, il y a entre 250 et 260 élèves environ ; si l’on considère qu’il y a deux cours de récréation ; cela fait plus d’une centaine d’élèves à surveiller. On va dire 125, en gros ! Le différentiel, ce sont les autres ; ceux qui sont soit absents, soit dans les couloirs, dans les toilettes, perchés dans un arbre, ou que sais-je encore…

Heureusement, depuis qu’il est interdit de fumer dans les lieux publics (la cour de récré étant un lieu public, enfin, je l’espère…), il reste à ce « pion vigilant » une main libre pour aider l’enfant qui viendrait, par hasard, lui demander de l’aide. Avec deux surveillants, ça fait deux mains !

Mais deux mains pour 125 enfants, ce n’est pas beaucoup… Il faudrait donc, faute de mieux, supprimer la tasse de café ! Cela nous ferait quatre mains !

En tout cas, deux mains, ce n’est pas assez, si j’en juge par le nombre d’incidents que j’ai moi-même subi (enfin… mes enfants, plus exactement).

En effet, sur une période de 7 ans avec 3 enfants en primaire (et pas que des garçons !), j’ai été appelée au bureau, par l’école, pour de nombreux incidents que je qualifierais de majeurs. Majeurs, cela veut dire que je vous passe les appels de l’école pour des petites fièvres, début de gastro, maux de tête ou accès de flémingite aigüe d’un garçon qui a découvert l’existence des migraines ! …Je vous passe également les paires de lunettes complètement explosées (2 fois) ou seulement tordues à mort ! (3 fois), voire carrément perdues (au bout de 4 jours, j’ai dû me déplacer et chercher moi-même dans la cour où je les ai retrouvées au pied d’un arbre)… Bah, cela me fera des choses à raconter à mes petits enfants quand ils se feront gronder par leurs parents !!!

En dépit de cela, je dénombre donc sur ces 7 années, 4 visites aux urgences pédiatriques pour des points de suture (pas toujours pour le même, quand même !), 2 appels au SAMU, 1 visite aux urgences pour une radio de la face (là, ma fille avait le visage complètement écorché et tuméfié, le nez enflé comme une patate ! Il paraît qu’elle jouait à quatre pattes dans la cour, mais la maîtresse n’en sait pas plus… Je m’estimais heureuse qu’elle en sache déjà un petit peu, ce n’est pas toujours le cas).

Il n’y a jamais rien eu de plus grave en ce qui me concerne (je touche du bois ! ), mais cela me donne quand même une moyenne d’un accident par année scolaire, alors que je n’ai pas des enfants très turbulents… Et j’insiste sur le fait qu’il ne s’agissait que d‘accidents se produisant pendant les récrés, pas en cours de gym… Jamais en EPS !

Je me demande toujours à quel moment de l’année cela va me tomber dessus…

Je vous laisse imaginer les stats pour l’ensemble de l’école, mes enfants n’étant pas différents des autres !

A cela s’ajoute le malaise au bureau… Comment voulez-vous qu’une mère de famille soit prise au sérieux sur son lieu de travail, si elle doit tout le temps s’absenter pour s’occuper des blessures de sa progéniture ? Je ne parle pas ici des « jours-enfants-malades » ; je parle des appels qui rappellent aux parents qu’ils sont des mauvais parents parce qu’ils abandonnent leur progéniture à des étrangers, à longueur de journée, pour pouvoir aller s’éclater au boulot ! Au boulot, où ils peuvent boire du café et discuter avec leurs collègues au lieu de s’occuper de leur marmaille !

Parlons-en du café, justement (c’est quand même le titre de ce billet !) Dans ma boîte, la cafetière est interdite dans les bureaux, c’est-à-dire sur le lieu de travail ! J’imagine que cela doit nuire à la concentration des employés ! Pour prendre un café, il faut aller à la machine à café, à la cafétéria ! De là, j’en déduis que, la cour de récré étant le lieu de travail de l’enseignant qui surveille, il faudrait lui interdire le café ! Il pourrait ainsi mieux remplir sa mission de surveillance…

Mais pourquoi les enseignants ont-ils autre chose à faire que de s’occuper de nos enfants et de les soigner quand c’est nécessaire, ou de les faire soigner ? Pourquoi appellent-ils toujours les parents à la rescousse ?

Je corrige : ce n’est pas tant qu’ils ont autre chose à faire que le fait qu’ils ne veulent pas le faire. En fait, ils n’ont pas le courage de prendre leurs responsabilités ; et puis ce n’est pas de leur faute si cela arrive quand l’infirmière scolaire est absente !

Par exemple, je me souviens d’un incident récent où mon fils, lors d’une bousculade dans la cour, s’était un peu entaillé l’arcade sourcilière (très légèrement, je vous rassure !) avec sa branche de lunettes. On m’a appelée en urgence pour venir le chercher parce qu’il s’était ouvert le front… J’y suis allée… Il m’attendait seul dans le hall.

- Ma première réaction : on ne laisse pas un enfant « blessé » tout seul ! ?

- Deuxième réaction : la blessure était vraiment minime (j’ai vu pire sur des genoux écorchés !), donc c’est très bien de m’appeler pour me prévenir, mais de là à me faire venir…

- Troisième réaction : je suis là pour ça, j’emmène mon fils dans une pharmacie près de l’école, plus par acquis de conscience que par conviction, vu la blessure (après tout, je ne suis ni médecin, ni professeur des écoles… Mon expérience est donc limitée dans ce domaine !) La pharmacienne refuse de le soigner, ce n’est pas son rôle… Je n’ai qu’à aller à l’hôpital ou chez le médecin ! Je vous rappelle qu’il s’agissait d’une blessure minime à mon humble avis…

- Je l’ai donc emmené chez le médecin, en face de la pharmacie, lequel a simplement désinfecté la plaie et mis un pansement, avant de me faire payer la consultation ! Je le remercie quand même… En principe, il ne consultait que sur rendez-vous !

Je me demande pourquoi la maîtresse n’a pas fait un pansement à mon fils…

Mais, ce que je lui reproche, ce n’est pas de ne pas avoir soigné mon fils. Mais c’est de l’avoir laissé seul en attendant que je vienne le chercher… Je ne suis pas parano, mais si cela avait été grave… Quid ? Je ne comprends pas pourquoi un enfant, qui s’était ouvert le front (dixit la maîtresse !) et que je devais venir chercher en urgence, m’attendait tout seul assis sur un banc… Et s’il avait fait un malaise pendant ce temps… Même si cela est peu probable en l’occurrence, je pense que la maîtresse a fait preuve de négligence.

Deuxième reproche : alors qu’on était un mardi, j’ai demandé à voir la maîtresse avant de repartir avec mon fils (laquelle, soit dit en passant, ne savait bien sûr pas du tout comment cela était arrivé), et je lui précise que le cartable est resté dans la classe et que mon fils le retrouvera sans problème à sa place jeudi matin… Et bien non ! Elle l’a fait monter chercher son cartable au 2ème étage pour qu’il puisse faire ses devoirs pour le jeudi… Un enfant qu’elle disait à l’article de la mort et qu’il fallait conduire aux urgences !

Le pompon pour la fin : mon fils m’a raconté ensuite que, le directeur de l’école étant absent, son bureau étant fermé à clef, le gardien n’étant pas là pour ouvrir le bureau entre midi et deux, les fiches de renseignements étant enfermées dans le bureau… Heureusement qu’il connaissait mon numéro de téléphone par cœur (le brave petit !), sinon la maîtresse n’aurait pas pu m’appeler…

J’ai été un peu longue aujourd’hui, je sais… Mais je suis très énervée ! Et cela fait déjà plusieurs semaines, voire des mois, que je suis énervée… Voire désespérée… Comment voulez-vous que je confie mes enfants à l’école chaque matin, l’esprit léger et tranquille ?… Dans quel état vont-ils me revenir ?

Il a fallu un incident encore plus grave, et qui aurait pu être lourd de conséquences, pour que l’école prenne enfin conscience du problème et prenne les mesures nécessaires ?

Désormais, il y a 3 adultes pour surveiller les 125 élèves de la récré…

Je ne suis pas cynique, je suis amère…

Je vais quand même aller me prendre un petit café en attendant vos réactions… Il paraît que le café peut me déstresser. Né d’un fruit, la cerise du caféier, il contient naturellement des antioxydants qui peuvent contribuer à renforcer les cellules de mon corps. Et si mon corps va bien, je reste zen. Alors, comme en ce moment c’est la pause-sieste-bébé, j’en profite ! Je peux tenir ma tasse à deux mains !

Vos commentaires

1 Le Jeudi 13 Mars 2008 à 16:35 GMT+2, par herbert

Globalement et pour m'exprimer simplement, il vaudrait mieux supprimer les surveillants.
On serait alors dans un monde où les enfants s'auto-surveilleraient.
Ils savent souvent si bien s'auto-défendre...
Et cela ferait disparaître la petite ligne jaune par une grosse ligne rouge d'interdictions qu'ils s'auto-dicteraient.
C'est dingue, tout de même.

2 Le Jeudi 13 Mars 2008 à 19:33 GMT+2, par Lauren

Je n'ai pas d'enfant et mes souvenirs de cours d'école datent un peu ;-), mais je comprends aisément ton inquiétude (et une certaine lassitude).
Ce qui me paraît le plus flippant, c'est quand même ces fiches de renseignements enfermées dans un bureau que personne ne peut ouvrir (ce jour-là). C'est complètement irresponsable.
Bon café (bien qu'à l'heure où j'écris ce commentaire, ça pourrait t'empêcher de dormir ;-)).

3 Le Jeudi 13 Mars 2008 à 22:54 GMT+2, par Kriska

Bonsoir Herbert, je n'aurais pas envisagé les choses sous cet angle...

Bonsoir Lauren, oui, c'est vraiment de la lassitude...

Ce soir encore, alors que je venais de terminer ce bilan désastreux de mon incapacité de mère à trouver une solution, j'ai récupéré une paire de lunettes transformée en lorgnon... Des lunettes qui n'avaient pas encore un mois... Une vis a sauté ! Chez moi, ce sont les plombs qui sautent ! J'irai demain chez l'opticien pour la 5ème fois en 2 mois...

4 Le Vendredi 14 Mars 2008 à 10:14 GMT+2, par MissBrownie

Ma maman était instit et c'est vrai qu'au récréation, elles étaient toujours que 2 à surveiller la cour pendant que les autres étaient au chaud à papoter. Pour elles, c'était vraiment la corvée de surveiller la cour...

Pour TiBiscuit quand je demande à la maîtresse si elle sait qui embête TiBiscuit à la récré parce qu'il me l'a dit, elle me répond qu'elle n'a rien vu, qu'elle ne surveille que l'après-midi, qu'elle va se renseigner.

Ils ont supprimer la cage à singes de la cour: trop dangereux...

Je ne préfère pas penser à ce qu'il peut arriver ;-)

5 Le Vendredi 14 Mars 2008 à 13:47 GMT+2, par Kriska

Bonjour MissBrownie ! Je vois que c'est partout pareil... Chez nous, pas de cage à singe, ni autres balançoires... Le danger vient d'ailleurs !
En fait, je crois qu'à la base il s'agit d'un problème d'écoute de l'enfant, plutôt que de sécurité. Les enfants ont besoin de repères et de modèles... Ils ont besoin eux aussi de pouvoir faire confiance à quelqu'un... Or, c'est cette confiance mutuelle entre enfants et instits qui "pêche" de nos jours. Souvent, les instits, désabusés et découragés par le système, sont trop déstabilisés eux-mêmes pour s'imposer aux enfants autrement que par l'autorité bête et méchante ! C'est un peu comme si faire preuve de compréhension face à un enfant était pour eux une marque de faiblesse... Mes propos sont certes excessifs et mériteraient d'être affinés, mais je crains malgré tout ne pas être loin de la vérité... Toutefois, je précise bien qu'il s'agit là de mon sentiment personnel. Loin de moi l'idée de juger l'institution en général...

6 Le Vendredi 14 Mars 2008 à 14:17 GMT+2, par princessevarda

Je suis tellement d'accord avec toi...mais tu le sais déjà...

7 Le Vendredi 14 Mars 2008 à 14:21 GMT+2, par Kriska

Bonjour Princesse ! Oh, ce n'est pas parce qu'on pense la même chose qu'on n'a plus le droit de discuter ! Tu as sûrement plein de choses à rajouter à mon propos...

8 Le Vendredi 14 Mars 2008 à 14:54 GMT+2, par nutella

Et proposer des récrés échelonnées ? Ca serait un moyen d'éviter le trop plein d'enfants non ?
Je mesure ma chance d'etre a la campagne.. Aucun "gros" accident a l'école et les seules fois où les pompiers sont venus c'était pour des grosses fièvres, crises d'asthme et convulsions.
Pour te déstresser Kriska, évite le café ! lol

9 Le Vendredi 14 Mars 2008 à 15:04 GMT+2, par Kriska

Bonjour nutella ! Moi, je ne suis que parent d'élèves, je n'organise pas les récrés !...
Quelle chance tu as d'être à la campagne, finalement ! Chez nous, les pompiers ne se déplacent plus dans les écoles (sauf fuite de gaz ! ), il ne reste que le SAMU en cas d'urgence !

P.S. : si je prend du thé, sera-ce mieux ? ? !

P.P.S. : le type du magasin d'optique, ce matin, a fait la tête en réparant les lunettes de mon fils ! J'avais un peu honte, mais en même temps cela m'a fait rire ! Je crois que je vais changer d'enseigne pour la prochaine fois...

10 Le Vendredi 14 Mars 2008 à 21:08 GMT+2, par joséphine

je vois bien ce que tu veux dire, moi aussi je suis souvent très agacée par le système, et pourtant, pour avoir des amies profs, je vois que, eux aussi, dans ce système, ils se sentent très mal à l'aise et n'essaient plus de faire les choses. par exemple, une amie instit m'a dit que l'on ne pouvait plus donner de médicaments aux enfants un peu malades, même si on voit bien qu'avec un doliprane un petit malaise passerait, il faut renvoyer l'enfant chez lui, l'institution ne veut pas assumer d'éventuels problèmes de santé de l'enfant, une allergie au doliprane, par exemple qui pourrait ^petre reprochée aux instits. On ne peut plus laisser les fenêtres ouvertes. C'est le tout sécuritaire, mais dans un système qui, par ailleurs, comporte de graves lacunes, je ne sais pas si je me fais bien comprendre. Pour que le système soit vraiment sécuritaire et protège l'enfant, il faudrait plus de surveillants et de moyens, mais ça, on ne le fait pas : alors on réprime bêtmemnt, pas de médicaments, pas de fenêtres ouvertes ... le résultat est aberrant, irrationnel, et aboutit à l'effet inverse. L'une de mes amies me dit qu'il lui semble travailler dans un monde où les directives gouvernementales sont déconnectées de la réalité, et des vrais problèmes. pas uniquement pour la sécurité, du reste. La maîtresse qui a laissé seul ton fils a probablement préféré ne pas laisser seuls les autres (plus nombreux, plus de risques de conneries) et il n'y a personne pour le surveiller. Je n'arrive pas à trouver les mots : c'est comme si ce système était une grosse machine irrationnelle qui génère des obligations, mais qui est aveugle devant leur pertinence ou leur adéquation à la réalité. ça me fait peur, moi, pour mes enfants à l'école, et j'essaie qu'ils se sentent responsables d'eux-mêmes, car le système est aveugle et aberrant.

11 Le Vendredi 14 Mars 2008 à 23:17 GMT+2, par Kriska

Bonsoir Joséphine et bienvenue sur mon blog !
Je suis tout à fait d'accord, "l'institution ne veut pas assumer d'éventuels problèmes..." Quelles sont les responsabilités de chacun dans l'école d'aujourd'hui ?...
Quant aux "directives gouvernementales déconnectées de la réalité", il est vrai que l'inspection générale bombarde les enseignants de circulaires administratives qui ne leur facilite pas la tâche, surtout quand ils sont jeunes et soucieux de leur carrière.

12 Le Samedi 15 Mars 2008 à 14:07 GMT+2, par Lune

je mesure la chance que j'ai eu de grandir à la campagne :-)

Et puis ton article me fait réfléchir, en tant que future instit...
C'est vrai que ce que tu décris est hallucinant. Mais en faisant un stage en école j'avais bien vu que les instits sont maintenant presque obligés de se dédouaner de tout, et la plupart du temps, parce qu'ils ont peur de la réaction des parents...
certains parents ne sont pas très fins non plus, il faut dire..

Bref, vaste problème !

bon samedi :-)

13 Le Samedi 15 Mars 2008 à 14:47 GMT+2, par Kriska

Bonjour Lune ! Si tu as envie de devenir instit et que tu sens là ta vocation, fonces ! C'est un métier merveilleux, même si, je le reconnais comme toi, il est difficile aujourd'hui d'y croire... J'ai beaucoup d'instits et de profs dans mon entourage, et un de mes fils veut devenir maître d'école (il a 7 ans) !
A côté du ras-le-bol, c'est effectivement la peur que l'on ressent. La peur des parents, la peur de la hiérarchie, la peur de mal faire... Il existe un réel malaise au sein de l'éducation nationale elle-même, qui n'apaise pas les inquiétudes des parents. Les grèves des enseignants pour une hausse des salaires ou contre les suppressions de postes ne sont que des arbres qui cachent la forêt...

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