Eat like an Egyptian !
Pourquoi partir en vacances ? Pour s’évader ? Le mardi est devenu le jour des recettes sur ce blog… Alors, qu’attendons-nous pour échapper à nos habitudes culinaires et déposer les pays du monde dans notre assiette ?
Pas de soleil dehors ? Qu’à cela ne tienne ! On le met dans la maison et on a envie de goûter des plats exotiques, mystérieux ou étranges…
Je ne peux pas les emmener au restaurant… Il faudrait qu’ils se tiennent un peu mieux à table et apprécient autre chose que le steak haché / spaghettis ketchup ! ! Donc, E.T. resté maison… Mais ce n’est pas une raison pour ne pas voir du pays !
Aujourd’hui, je vais recevoir à l’égyptienne sans sortir de chez moi.
Déjà, les enfants sont dans l’ambiance et jouent à « Seth », au lieu de jouer « au loup » comme tous les enfants de leur âge ! Si je ne m’abuse, il s’agit du Dieu de la violence, du mal et du chaos… ça promet ! Tout ce remue-ménage, ça m’annonce de sacrées vacances ! Pas la peine d’aller bien loin pour avoir du dépaysement…
Walk like an Egyptian… And eat like an Egyptian !...
Dans l’Egypte moderne, les palaces de cuisine française côtoient et se mélangent avec une cuisine semi-orientale du type grec, une cuisine orientale du type turc et une cuisine arabe. Il existe donc une culture gourmande dans cette civilisation. On a même retrouvé sur des fresques égyptiennes l’image peinte d’asperges vert tendre et bottelées avec soin. Un papyrus parle de la chicorée sauvage et de la chicorée-légume. C’est également sur des fresques funéraires que le poireau figure parmi les produits de la terre qu’il convenait d’offrir aux divinités. Chéops, voulant honorer un magicien, lui donna, dit on, un traitement de mille poires, cent cruches de bière, un bœuf et cent bottes de poireaux. Enfin, l’oignon, venu de Perse, y fut quasi déifié.
La nourriture de base de l’Egyptien moderne est le pain de maïs. Le mouton est la viande principale car le bœuf, réservé aux travaux des champs, est coriace et le chameau une fantaisie. Les poissons sont rares, il y a seulement d’énormes crevettes pêchées en mer Rouge et des œufs de mulets pour les grands dîners.
Ce midi, ce sera el belehat et riz pilaff.
Tout d’abord, pour la viande, je mélange 500 g de bœuf haché avec 2 œufs. Je donne à l’ensemble une forme de saucisson, que je trempe dans de l’œuf battu puis dans de la chapelure. Ensuite, je fais dorer à la poêle avec de l’huile. Quand c’est doré, je mouille d’un coulis de tomates et je couvre la poêle. Je laisse cuire environ une demi heure à petit feu.
Pendant ce temps, je prépare le riz pilaff. Je fais chauffer une cuillerée d’huile. A ébullition, je mouille avec un grand verre d’eau. Je refais bouillir avant d’ajouter le riz lavé. Je sale et laisse cuire environ 25 mn.
Pour le dessert, il y a des « El menenas ». Pour les faire, il faut 500 g de farine et 250 g de beurre, des dattes, des amandes, du sucre, de la cannelle en poudre, des pistaches et des noisettes.
Avec la farine et le beurre, préparez la pâte en pétrissant avec un peu d’eau et quelques gouttes de fleur d’oranger. Une fois la pâte prête, vous faites des boulettes de la grosseur d’une pêche. D’un coup de pouce, vous faites un creux au centre de la boule pour y lettre la farce.
Pour la farce, broyez des dattes dénoyautées, des amandes décortiquées, du sucre, de la cannelle, du beurre, des pistaches et des noisettes. Vous garnissez les boules et vous les rangez sur un plat beurré. Vous faites cuire à four très chaud (Th. 7/8) une demi heure.
Et vous saupoudrez de sucre avant de servir !
Voilà un petit dessert exotique qui ne fait pas grossir du tout ! Mmmm…
Par Kriska, Mardi 26 Fevrier 2008 à 12:27 GMT+2 dans A boire et à manger (article, RSS)






