Le riz, diététique depuis 5.000 ans !
Je ne sais pas trop si l’hiver va durer longtemps. Samedi, la journée a été assez ensoleillée chez moi… Je ne sais pas à quelle heure est sortie la marmotte, mais je crains que l’hiver dure encore un peu…
On a peut-être nos chances pour jeudi prochain. C’est le nouvel an chinois, « fête du printemps », qui marque la fin de l’hiver !
Parenthèse dans ce post : nous allons entrer dans l’année du rat qui, je viens de le lire, est un rongeur connu pour son intelligence et son esprit vif. L’année devrait donc être marquée par une certaine ardeur au travail et la prospérité. Cela devrait plaire à qui vous savez… Prospérité du pays, qui pourrait compenser sa baisse de popularité... Qui baisse presque autant que le pouvoir d’achat ! C’est logique, donc pour remonter dans les sondages, il faut remonter le niveau du porte-monnaie !
Introduction vaseuse pour vous parler aujourd’hui de la cuisine d’Orient, ou plutôt, de l’art de tout faire avec peu ! Car, plus on est de fous et moins il y a de riz ! ! !
La cuisine d’Orient, c’est d’abord la Chine.
En Chine, la cuisine est considérée comme un art et l’une des expressions les plus importantes de la civilisation.
C’est le pays de la patiente sagesse, où l’art patient du bourreau se retrouve, millénaire, dans celui du cuisinier dont le scalpel désosse et déchiquette la volaille, la viande, pour en faire un plat accessible aux baguettes. Oui, millénaire, car les fameuses baguettes chinoises existaient depuis longtemps que l’on mangeait encore, en France et ailleurs, avec les doigts !
La cuisine chinoise est une cuisine diététique. C’est juste ce qu’il me faut… C’est ma balance qui le dit ! (c’est fou comme elle a pu me saper le moral d’un coup ce matin, et pour toute la journée !)
Les plats chinois, épicés ou sucrés, au-delà des délicates harmonies de goûts et de couleurs cherchées par le cuisinier, sont un modèle d’équilibre alimentaire.
Le riz est la nourriture première de toute l’Asie, on le sait. En chine, exception faite pour certaines provinces du Nord qui connaissent le blé, le riz est à la fois le pain et le plat, le légume et la viande et, les chinois ne connaissent que trois façon de le préparer : à la vapeur, à l’eau bouillante, ou au gras.
Or, s’il s’agit là d’une céréale de haute valeur énergétique, sa pauvreté en éléments minéraux et en vitamines déséquilibre l’alimentation des peuples chez qui elle est l’aliment axial. C’est pourquoi, empiriquement, mais incontestablement, et depuis des millénaires, les savants cuisiniers chinois ont mis au point des sauces et des plats de complément. Cette superposition d’éléments complémentaires au riz résume tout le secret de l’alimentation chinoise.
Ces aliments complémentaires se divisent en trois groupes : d’abord, les algues aux vertus laxatives – ensuite les végétations naissantes et les germes (pousses de bambou et germes de soja) riches en vitamines, en phosphore et en calcium – et enfin, les « sauces » de fermentation, animales ou végétales, qui procurent l’appoint d’éléments minéraux.
Le riz à la chinoise est facile à préparer : Lavez le riz et versez-le dans une grande poêle. Recouvrez-le de 3 cm d’eau et portez-le tout à ébullition. Puis couvrez et laissez cuire à petit feu.
Et maintenant, la recette : Pétales de magnolia.
Tremper dans une pâte faite de farine, sucre en poudre et blancs d’œufs, des pétales frais de magnolia. Les laisser s’imprégner. Jeter dans la friture chaude. Egoutter. Poudrer de sucre et servir.
…Ah ! Ah ! Là, c’était pour rire !
Ce n’est pas encore la saison des magnolias en fleurs. Mais, sachez que vous pouvez remplacer les magnolias par des fleurs d'acacia ou d'oranger.
Plus sérieusement, vous allez au supermarché et vous prenez une boîte de nems dans le rayon « cuisine asiatique », du riz cantonais au rayon « surgelés », et du nougat chinois pour le dessert… A déguster avec un thé vert, parfumé aux fleurs de jasmin desséchées !
Allez, vite ! Au supermarché ! De toute façon, à l’heure qu’il est, c’est tout ce qu’on a le temps de faire pour le dîner !
P.S. pour les inconditionnels qui voudraient faire leur sauce soja eux-mêmes en rentrant du supermarché : écosser du soja et faire cuire les fèves à l'eau salée de façon à obtenir une purée. Faire torréfier les cosses puis les cuire avec de la purée d'anchois salés, du macis, du gingembre, un petit verre de vin jaune. Mélanger les deux préparations et faire réduire, en remuant à la spatule. Mettre la sauce en bouteille.
Personnellement, j'en ai trouvé de la toute faite au supermarché, parce qu'il n'y avait pas de vin jaune et de fèves !
Par Kriska, Lundi 4 Fevrier 2008 à 19:01 GMT+2 dans A boire et à manger (article, RSS)







