Livre d'artiste
Aujourd’hui, je vais vous parler de la réalisation d’un livre d’artiste. Un nom bien pompeux, c’est vrai. Mais, c’est à mon avis, un bricolage magnifique ! Une idée absolument géniale qui peut nous faire partager plein d’autres idées ! Je me permets de dire cela car l’idée n’est pas de moi… Le terme de « bricolage » n’est d’ailleurs pas très approprié.
Il s’agit d’un livre un peu spécial... Au départ un livre banal, mais qui devient au fil des jours et de l’inspiration, un recueil d’œuvres d’art. On y met des dessins, des pensées… Faire ce genre de recueil n’est pas original, mais l’idée de prendre un livre déjà imprimé comme support l’est.
C’est ma fille qui l’a réalisé pour le cours d’art plastique de son collège. Et je le trouve tellement bien fait que j’ai un peu hésité entre la rubrique « Bricolo-bidules » et celle de « Ma Pinacothèque »… En fait, je trouve que là aussi, c’est de l’art.
La confection de cet ouvrage ne s’adresse pas aux enfants, mais plutôt aux ados, et pourquoi pas à nous-mêmes ? Pour les plus petits, Princesse nous avait conté, en son temps, l’art de faire un livre. C’était là. Pour les artistes avertis, il y a aussi l’Art Journal Dreams de Françoise. C’est ici. Je vous laisse découvrir son univers en couleur et ses petits bouts de rêveries…
Le principe du « livre d’artiste » est simple : il faut d’abord choisir un livre. Soit un livre dont on à rien à faire, pour pouvoir le confier à l’imagination de notre collégien… Soit un livre qui donne déjà une idée du thème… Qui favorise l’inspiration… Même un roman de gare peut faire l’affaire… Mais un roman avec une couverture cartonnée, c’est la condition sine qua non, pour faciliter la déco !
Moi, j’ai donné à ma fille un vieux livre… « Les dames de Missalonghi » de Colleen McCullough, aux Editions Pierre Belfond, Paris. Conte moderne, avec des secrets de famille et des problèmes d’héritage, des ventes d’actions et des sociétés en faillite… Cela se déroule en Australie et se termine par « ils se marièrent, vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants », enfin presque !
Mais le plus important, c’était la couverture cartonnée ! Et après usage, je me suis rendue compte de l’importance du papier également. Les pages de ce livre, en l’occurrence, boivent bien la peinture et la colle… Finalement, le titre peut aussi aider à trouver l’inspiration pour les dessins à y mettre.
On peut dessiner sur la couverture, peindre, coller, écrire, refaire une autre couverture, utiliser tous les matériaux que l’on veut… Tout est permis ! Il faut laisser libre cours à son imagination !
Moi… Oui, j’ai un p’tit peu aidé ma fille qui avait autant d’imagination qu’un poisson dans son bocal ! En même temps, le prof de dessin n’avait pas interdit l’aide des parents, alors !…
J’ai donc collé directement sur la couverture cartonnée, des morceaux de tissus, à l’aide de vernis-colle… Invention miracle que le vernis-colle ! Sous le tissu, j’ai pris la précaution d’insérer un ruban mauve, qui servira de lien pour fermer le livre ou de marque-page. Oui, toujours partisan du moindre effort, ma fille m’a laissé avoir les idées et aussi le soin de les mettre en application… Au dos, j’ai marqué l’année au vernis à ongle. Génial aussi, le vernis à ongle !
Une fois la couverture personnalisée, il faut
remplir ce livre de dessins, de croquis, de couleurs, d’encre et de peinture.
On peut aussi, comme pour le scrapbooking, faire des collages, avec des gravures de magazines, ou même des serviettes en papier, du tissu, des feuilles mortes, des fleurs séchées…
Feuilletons ce livre maintenant...



Le but est de « customiser » chaque page du livre. Comme lorsqu’on lit un livre, on tourne la page et… On découvre un nouveau dessin, une aquarelle, une fleur, un poème, une idée, un voyage, une couleur, un soleil… Un perroquet !
Oui, un perroquet ! Il faut dire que le livre choisi pour le devoir du prof de dessin faisait 215 pages environ… Le hasard a fait que je n’avais pas d’autres couvertures cartonnées !
C’est déjà difficile d’arriver à déposer sur une feuille les images que l’on a dans la tête. Mais quand il y a 215 feuilles et une tête vide d’images…
Alors, sauvant ma fille de l’angoisse de la page blanche, j’ai décidé de coller plusieurs pages entre elles… Puis, j’ai découpé le centre… Pour fabriquer une cage pour mon perroquet ! Mais une cage avec une fenêtre ouverte sur le ciel bleu…
Un souvenir d’étudiante… Ce perroquet bleu turquoise aux ailes rouge, à l’origine planté dans des boules de glace colorée, a au moins… Et peut-être même plus !
Cela me fait penser que ce livre peut aussi être une jolie façon de mettre en scène ses souvenirs. On y met toute son imagination, mais aussi sa sensibilité, ses rêves…
C’est très personnel, mais cela peut faire un très beau cadeau à offrir.
Pour l’heure, cela reste un travail demandé par le prof d’art plastique… Et ma fille a eu 20/20 ! Elle est très bonne ! ! !
Par Kriska, Mercredi 23 Janvier 2008 à 12:28 GMT+2 dans Ma pinacothèque (article, RSS)







